Découvrez les bons réflexes à adopter pour débuter une collection de Street Art aux enchères, en alliant le plaisir au bon investissement.
Diane Zorzi, en partenariat avec Interencheres

Ces dernières années, les associations sont de plus en plus nombreuses à solliciter les artistes urbains pour organiser des ventes aux enchères caritatives. Parfois créées spécialement pour l’occasion, leurs œuvres sont ainsi vendues au profit de causes diverses, du soutien au personnel soignant à l’aide en faveur des plus démunis. « Le Street Art permet à ces structures, qui tentent de réunir des fonds pour des causes souvent difficiles, de réchauffer un peu les cœurs, avec des toiles ou sculptures colorées, aux motifs simples qui parlent au plus grand nombre », explique Jules Régis, collaborateur au sein de l’Hôtel des ventes de Montmorency.

La notoriété au service de la bonne cause

Le 21 mars 2019, des œuvres de Gérard Zlotykamien et Miss.Tic étaient ainsi vendues aux enchères au profit de la Gregory Pariente Foundation, une fondation créée pour prévenir des dangers de l’asthme chez l’adolescent. « Lorsque nous lui en avons parlé, Zloty a immédiatement accepté et nous a confié un Altaglas qui a trouvé preneur à plus de 3.000 euros », détaille Jules Régis. En misant sur le Street Art, les associations bénéficient de la visibilité accrue dont jouit ce mouvement ces dernières années. Avec les street artistes en tête d’affiche, ces ventes attirent un nombre croissant d’amateurs, qui n’hésitent pas à pousser les enchères jusqu’à plusieurs milliers d’euros. En témoignent l’adjudication à 1.600 euros d’une toile de Sik, vendue par Rémy Fournié le 24 octobre au profit de l’Association Action Femmes Grand Sud, ou encore celle d’une lithographie du graffeur américain JonOne vendue à 2.600 euros au profit du Secours populaire. « Cette vente avait pour but de soutenir les plus démunis à l’approche de Noël », explique une collaboratrice de la maison.

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