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Urban Arts Magazine #12

Crise = danger + opportunité !

Et si le Covid-19 tuait aussi les acteurs du Street Art ? ». C’est la question que pose le galeriste Joël Knapfo – et le cri d’alarme qu’il lance – dans une tribune publiée sur son site*.
Fils analyser ? Privées de chiffre d’affaires durant plusieurs mois, de nombreuses galeries vont connaître de graves difficultés. Amputés des revenus des ventes mais aussi des commandes publiques et privées, les artistes ne peuvent plus vivre de leur art. L’Art Urbain deviendra moins visible, les collectionneurs passeront d’une posture d’achat à une volonté de vendre. Et cet afflux d’œuvres sur le marché entraîne mécaniquement un effondrement des cours. Un constat inquiétant et, naturellement, en partie fondée.

Pourtant, pour reprendre le titre d’un film (pas franchement indispensable, malgré la présence de Michel Serrault et de Maria Pacôme) de 1976, « La situation est grave mais pas désespérée ». Pour les Chinois et les Japonais, le mot « crise » est formé de deux idéogrammes Wei et Ji, signifiant « danger » et « opportunité ». Et, on l’oublie souvent, l’étymologie même du mot vient du grec « Krisis » qui signifie « décision ». Autrement dit, toute situation, aussi difficile soit-elle, offre la possibilité de rebondir.

Peut-être sommes-nous d’incorrigibles optimistes mais il semble que les raisons d’espérer sont bien présentes. Les galeries, qui ont tout fait pour trouver des solutions afin de maintenir leur activité, rouvrent avec de superbes expositions. À l’image de Grenoble Street Art Fest, —3 Lay Up à Toulouse, Expériences Urbaines #XU à Roubaix ou Colors Festival à Paris, les festivals représentatifs, donnant à l’Art Urbain une visibilité au cœur des villes. Sans parler d’un projet aussi décoiffant que le Crazy Art Museum – présenter des fresques permanentes directement sur les murs d’un château du XVIIIe siècle… Surtout, la créativité des acteurs principaux, les artistes eux-mêmes, que ce soit sur les murs , les toiles ou les supports les plus plongeurs, ne faiblit pas, tout comme la passion des collectionneurs. Heureusement,

Frédéric BENOIT
Directeur de la Rédaction
fb@artsmagazine.fr

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