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Urban Arts Magazine #9

Vandale, institutionnel et marchand ?

Le débat ne date pas d’hier. En acceptant les commandes publiques ou privées, en entrant dans les galeries, les musées et même dans les salles de ventes aux enchères, le Street Art ne perdrait-il pas, sinon son âme, du moins son identité ? La question n’est pourtant peut-être pas aussi pertinente qu’on pourrait le penser. En ce domaine, contrairement à l’affirmation de Bergson, il est possible de choisir sans exclure. L’excitation du travail clandestin sur les murs, la recherche artistique dans l’atelier, la fierté de signer une fresque monumentale qui modifie l’esthétique de la ville, le plaisir de partager ses créations avec des collectionneurs, la satisfaction de vivre de son art et de voir sa cote progresser… tout cela fait partie des motivations d’un artiste et peuvent jouer un rôle dans son parcours artistique.

Si des graffeurs historiques ont, un jour, ressenti l’envie de travailler sur la toile, on voit aussi, fort heureusement, des artistes des plus jeunes générations, inspirés par l’Art Urbain, faire le chemin inverse, et des stars du milieu, invités pour de prestigieux festivals, rechercher une montée d’adrénaline en allant explorer de nuit quelques spots avec les graffeurs locaux. C’est justement cette diversité dans les formes d’expression qui fait la richesse de ce mouvement, né dans la rue et qui n’oublie pas d’où il vient, qui permet à des artistes de tous horizons d’accéder à la notoriété et, à un large public, à une création artistique qui n’exclut personne.

FRÉDÉRIC BENOIT
Directeur de la Rédaction
fbenoit@artsmagazine.fr
urbanarts.mag

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