Galerie Christiane Vallé sur DISTRICT13

À la tête de la Galerie Christiane Vallé, David Chabannes revient sur les raisons de sa fidélité à District13. Un salon qu’il apprécie autant pour son cadre et son public que pour la liberté scénographique qu’il offre, devenue au fil des éditions un terrain d’expression à part entière pour la galerie.
Pourquoi as-tu choisi de participer à la 7e édition de District13 ?
Parmi les différents salons auxquels je participe, District13 est l’un de ceux où je prends le plus de plaisir. Les raisons sont multiples : le lieu d’abord, emblématique ; l’équipe, d’un professionnalisme rare – aussi bien celle de la foire, menée par Wissem Soussi, que celle de l’Hôtel Drouot, dont la maîtrise de l’éclairage dépasse de loin tout ce que l’on voit habituellement dans les foires ; la clientèle bien sûr, puisqu’on y rencontre à la fois les habitués des enchères, profondément attachés à Drouot, et un public d’amateurs d’art très réceptifs. L’ambiance, enfin, joue beaucoup ! En outre, l’aspect scénographique est déterminant. Drouot propose des salles et non de simples stands, ce qui modifie la perception de l’espace – pas d’alignements de box, pas de panneaux standardisés… Cette liberté modifie le regard du visiteur. Lors de notre première participation, nous avons imaginé une installation avec effet néon ; l’année dernière, nous avons recréé l’intimité d’un intérieur. La galerie étant installée à Clermont-Ferrand, District13 me permet ainsi d’offrir à mes clients un rendez-vous parisien chaque année.
Qu’as-tu choisi de présenter ?
On retrouvera Greg Léon Guillemin, au cœur de la proposition, mais également Géraud Delteil, qui a rencontré un vif succès lors de la précédente édition, les sculptures de Pop Terror ainsi que plusieurs grands formats de Jo Di Bona, issus de sa nouvelle série moins colorée, avec des fonds davantage ancrés dans le graffiti et un effet crépi. Une façon de nous différencier de la galerie Barrou Planquart, qui le représente de manière historique, avec laquelle nous travaillons en bonne intelligence. Comme chaque année, un nouvel artiste rejoint la sélection : entre trois et cinq œuvres de Skio seront ainsi exposées. Enfin, pour chaque édition, j’aime installer à l’entrée du stand une pièce majeure que l’on ne voit nulle part ailleurs sur la foire. La première année, c’était une œuvre de Shepard Fairey assez unique ; l’an dernier, un très grand Blek le Rat. Cette fois, ce sera un tableau de Hopare.
Comme chaque année, tu as imaginé une scénographie extraordinaire…
L’ensemble du stand prendra l’allure d’une usine désaffectée où la nature aurait repris ses droits. Les murs et le sol seront traités dans des tons de gris, rappelant la minéralité du béton. Des poutres brisées, des fragments de briques, des palettes en guise de tables, des cagettes pour présenter les Art Toys, des bidons d’essence transformés en socles… contribueront à cette atmosphère urbex, entre ruine industrielle et réappropriation spontanée. D’ailleurs, tous les artistes – exposés ou de passage – seront invités à laisser une trace sur le mur, en écho aux débuts de l’Art Urbain et symbole de notre civilisation fragilisée. Une manière d’éveiller les consciences et de rappeler que nous sommes tous concernés par l’état du monde et ses urgences. Dans cette même dynamique, Greg Léon Guillemin proposera sa propre lecture de la liberté avec My Liberty Facing a Threatening Sky, une œuvre majeure de 180 x 140 cm. Enfin, fidèle à l’ADN de District13, des sessions de live painting sur notre stand rythmeront les quatre jours de la foire. Il est important de donner aux gens l’envie de venir avec une proposition innovante et qu’ils s’en souviennent, que l’on vende ou que l’on ne vende pas d’ailleurs. Surtout, il est essentiel de comprendre que le rôle des galeristes s’inscrit dans une dynamique collective : ensemble, nous serons plus forts.
