Galerie Montorgueil sur DISTRICT13

Jérôme Le Nouen signe son retour à District13 avec une ambition assumée. Pour cette 7ᵉ édition, il relève un défi d’envergure : investir une salle entière et proposer une expérience immersive fidèle à l’ADN populaire, urbain et généreux de la galerie Montorgueil.

Pourquoi as-tu choisi de participer à la 7e édition de District13 ?
District13 a été ma première art fair, il y a deux ans, pour la 5ᵉ édition. Pour moi, c’était une évidence d’y revenir car j’aime son côté street, urbain, grand public, familial, exactement l’ADN de la galerie. L’ambiance, la complicité entre les galeries, la qualité de l’organisation, le public… en font un événement professionnel convivial particulièrement plaisant. Mais comme je n’aime pas proposer la même chose, au même endroit, avec les mêmes artistes, je n’ai pas participé à la 6ᵉ édition. Une manière de ne pas lasser les visiteurs. Cette année, je reviens donc avec une proposition qui marquera les esprits, en relevant un vrai challenge : non pas un stand mais une salle complète d’environ 100 m², soit cinq fois la surface de la galerie.

Qu’as-tu choisi de présenter ?
Cette année, nous proposons un duo show : Lorem, qui n’a jamais exposé ni en foire ni en galerie, et qui nous offre sa toute première exposition de pièces uniques ; Arlo Sinclair, un artiste anglais qui n’a encore jamais été présenté en France pour lequel nous avons eu un vrai coup de cœur. Si l’investissement est conséquent, tant en temps qu’en argent, l’objectif reste clair : offrir aux artistes un contexte à la hauteur de leur travail, faire découvrir la galerie, son univers et son ADN et inviter les visiteurs à prolonger l’expérience en venant découvrir notre espace. La Galerie Montorgueil a pour vocation d’ouvrir l’art au plus grand nombre. Lorsque nous avons engagé cette collaboration avec Lorem, l’intention était claire : proposer des œuvres pour tous les publics. Pour District13, nous avons imaginé une première collection cohérente et ambitieuse distincte des œuvres qu’il réalise sur des encombrants et qu’il offre gratuitement dans la rue : des pièces uniques de petit format, des supports variés – notamment la toile, mais pas uniquement… Pour Arlo Sinclair, la logique reste la même : des pièces uniques qui mêlent minimalisme et précision. C’est un enfant des années 1990-2000, nourri de rétro-gaming, de films cultes comme Jurassic Park, Les Dents de la mer, Gremlins ou sur DISTRICT13. Il détourne cet imaginaire avec humour, à travers des sculptures en forme de disquettes des années 1980 ou des peintures hyperréalistes décalées… De véritables madeleines de Proust.

Qu’as-tu prévu pour aménager cet immense espace ?
Si nous avons pris 100 m², ce n’est évidemment pas pour aligner quelques œuvres au mur [rire]. Nous revenons sur District13 avec l’envie de nous challenger et nous travaillons depuis des mois pour que l’expérience produise un effet « waouh » et marque durablement les esprits. Le défi que je pose à mes équipes et aux artistes est simple : s’assurer que, parmi toutes les galeries présentes, la nôtre s’impose durablement dans la mémoire des visiteurs. Ce ne sera donc pas un simple accrochage… mais mieux vaut garder la surprise.

© Leana MOUKA

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