L’école Renard accueille les réfugiés de MAHN KLOIX
Dans le quartier de Saint-Merri à Paris, Mahn Kloix installe six silhouettes d’enfants réfugiés sur le toit de l’établissement bien connu des artistes urbains. Des œuvres épurées mais chargées de sens réalisées dans le cadre du projet « Échos de Résilience ».
Dans le cadre du projet « Échos de Résilience », le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), soutenu par l’Union européenne, collabore avec des artistes locaux pour saluer la force et la résilience des personnes réfugiées. Après Rome, avec la fresque Nurturing Hope d’Alice Pasquini, puis Copenhague avec Resilient Roots de Peter Skensved, le projet a fait étape à Paris. Dans le 4ᵉ arrondissement, Mahn Kloix a transformé le toit de l’école Renard avec une installation intitulée The Extra Mile. L’artiste y présente six silhouettes grandeur nature représentant des enfants réfugiés, chacune évoquant les parcours de celles et ceux contraints de fuir les conflits et les persécutions. « L’idée était de parler de ces familles qui ont dû fuir leur pays et qui se retrouvent dans des situations compliquées », explique Mahn Kloix. « J’ai choisi de représenter des enfants qui viennent de six pays, six territoires d’où sont originaires de nombreux réfugiés : le Soudan du Sud, le Venezuela, l’Ukraine, le Myanmar, la Syrie et l’Afghanistan ».
Six enfants, six trajectoires
Installées sur le toit de l’école, chacune des six silhouettes porte un sac à dos rempli de livres. Chacune affirme ainsi, par sa simple présence, l’importance de l’école dans des trajectoires marquées par l’exil. « Pour ces enfants déracinés, les livres symbolisent le droit universel à l’éducation », précise l’artiste. « Chacun affiche un symbole permettant d’identifier son pays d’origine : broderies sur le gilet du petit Afghan, oiseau coloré sur le t-shirt de la petite Vénézuélienne, écharpe jaune et bleue pour le petit Ukrainien, jasmin de Damas dans les cheveux de la petite Syrienne, taches de soin typiques sur la joue du petit Myanmarais, collier aux couleurs de son territoire pour la petite Soudanaise ». Le lieu s’inscrit ainsi pleinement dans la démarche. « Ce projet dans une école permet aux enseignants et aux intervenants de parler aux élèves de la situation de ces enfants réfugiés, et de l’importance de leur venir en aide », souligne Mahn Kloix. Chaque pièce s’inscrit ainsi dans le quotidien de l’établissement, devenant un support de discussion et de sensibilisation. À travers The Extra Mile, l’artiste met également en avant des notions qu’il juge essentielles. « Le cœur de ce projet, c’est aussi parler de solidarité, d’entraide et de résilience ». Six œuvres volontairement simples, conçues comme un hommage à des enfants contraints à l’exil, mais en route vers un avenir meilleur.
