Mathieu1976 : des anges passent…

Ses chérubins – moins innocents qu’il n’y paraît au premier regard – s’affichent sur les murs parisiens et dans les galeries. Rencontre avec leur « père spirituel ». Avec son look très « propre sur lui » et ses tableaux littéralement angéliques, difficile d’imaginer que cet artiste, très actif sur la scène française, fait partie de ceux dont la street credibility ne peut être remise en cause. La preuve par l’exemple de la capacité des artistes urbains à explorer tous les champs de la création, même les plus improbables. Comment as-tu découvert l’Art Urbain ?J’ai toujours dessiné. Vers 14 ou 15 ans, comme beaucoup d’ados, je taguais les murs de mon quartier du 19e arrondissement avec des bombes de cirage. En 1994, pour des raisons familiales, je suis parti étudier à San Francisco, l’année de mon bac. Pour moi, les États-Unis, c’était le berceau du graffiti, que je fantasmais beaucoup. C’est là que j’ai peint mon premier mur, avec un camarade plus expérimenté, ZORK 531. Et je m...

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