POES : quand le graffiti fait son cinéma

De ses premiers graffs à l’adolescence dans le quartier de La Défense à son travail sur toile, POES a développé un univers rond, coloré et sucré, à l’humour iconoclaste pour raconter ses histoires autant que notre histoire. Enfant des années 1980-1990 – il est né en 1983 – POES s’est nourri de culture populaire, du rock de Nirvana à la bande dessinée – la ligne claire de Joost Swarte mais aussi, « dans le plus grand désordre », David B., Jochen Gerner, Winshluss, Crumb, Margerin – en passant par les classiques du cinéma américain – les Marx Brothers, Bacall et Bogart, Cary Grant… – découverts avec ses parents et ses frères, dans les salles du Quartier latin, les livres jeunesse aujourd’hui oubliés – Les Disparus de Saint-Agil, Le Club des Cinq, Bob Morane… –, sans oublier le choc esthétique des premiers tags devant la Fontaine des Innocents. Plus tard, c’est par les voyages – Berlin, une « ville envoûtante » où il a traîné pendant une dizaine d’années ; l’Itali...

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