SINO : se réinventer en permanence malgré le risque

Du graffiti illégal à l’atelier, Sino avance sans filet, sans compromis. Avec une même exigence, il explore des territoires où chaque nouvelle création implique de tout remettre en jeu. Le travail de Sino s’organise autour d’une conviction : la contrainte n’est pas un obstacle, mais un moteur. Dès ses débuts dans le graffiti illégal, la lettre s’impose comme un cadre strict, exigeant, qu’il faut maîtriser sans jamais le contourner. Pas de surenchère graphique, pas de complexité gratuite : poser son nom, clairement, efficacement. Cette exigence, Sino l’a conservée en quittant la rue pour l’atelier. Sur toile comme en volume, il cherche à se défaire des automatismes tout en conservant une rigueur presque obsessionnelle. Lâcher prise sans renoncer à la tension ; expérimenter au risque de perdre une partie de son public : une posture constante, assumée. Dans cet entretien, Sino évoque son rapport au temps, à la répétition impossible, à la création comme nécessité vitale...

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