Zoo Art Show Paris : immersion dans la mémoire de l’Art Urbain

Il est rare qu’un projet culturel s’installe à la croisée de tant d’enjeux à la fois esthétiques, sociaux, géographiques et historiques. Le Zoo Art Show Paris La Défense, véritable OVNI dans l’univers de l’art urbain contemporain, réunit cela et bien plus encore !

Peu d’événements réussissent à conjuguer radicalité, sincérité et accessibilité. Le Zoo Art Show Paris La Défense tient largement cette promesse, s’imposant déjà comme une pierre angulaire de la scène artistique urbaine européenne. Au cœur du quartier d’affaires le plus emblématique de France, le Zoo Art Show Paris La Défense investit un immeuble de bureaux pour y déployer un musée éphémère de 3.000 m², sur cinq niveaux, entièrement consacré à l’Art Urbain sous toutes ses formes. Graffiti, Street Art, installations immersives, collaborations inédites, performances… les œuvres, pour la plupart réalisées in situ, de plus de 300 artistes racontent quarante ans d’un mouvement né dans la rue et désormais entré dans l’histoire de l’art. Le pari est d’envergure, mais relevé haut la main par l’équipe, notamment le Maréchal Panda, Dize, Snake et Ruptur. Tel un manifeste, une tribune vivante, l’événement revendique un héritage autant qu’il esquisse un futur. « Zoo Art Show Paris La Défense est un OVNI, à la fois espace de culture, de sensation, de mémoire, mais aussi d’avenir », souligne le Maréchal Panda, producteur de l’événement. « Zoo Art Show est né en 2018, lorsqu’un ami opérateur immobilier lyonnais m’a proposé un immeuble vide en plein centre de Lyon. En trois mois, avec Dize, nous avons rassemblé une quarantaine d’artistes. Dès l’ouverture, je me suis dit : « J’ai trouvé ce que je veux faire dans la vie«  », raconte l’homme passionné qui se cache sous son masque de panda. Suivent une seconde édition en 2019, Zoo Art Show XXL en 2021… Aujourd’hui, l’équipe compte frapper un grand coup « dans la Capitale » avec un projet hors norme !

Du squat au musée
Le choix n’est pas un hasard ; il est au contraire profondément signifiant. « La Défense est le Manhattan européen ! De l’ultra-urbanité, du béton à perte de vue, du brut, du vertical. Et c’est exactement là que l’Art Urbain prend tout son sens. Car c’est dans ce type de territoires qu’il est né à New York, à Los Angeles… », présise le Maréchal Panda, qui se réjouit également de l’emplacement du bâtiment, situé face aux stations de métro et de RER, entouré de Westfield, Adidas, Louis Vuitton… et de l’Arche de La Défense, « un emblème parisien mondialement reconnu ». L’équipe relève également le défi de taille face aux caractéristiques de cet immeuble de bureaux aux plafonds bas et aux volumes standards. Puisqu’il ne dispose ni des hauteurs sous plafond d’une bâtisse haussmannienne ni de l’atmosphère d’une friche industrielle, « nous devons tout inventer ! Loin d’être une contrainte, ces caractéristiques sont plutôt un catalyseur de créativité ! », insiste Snake pour qui les limites créent la richesse. « Cet immeuble est une véritable pépite, c’est La Défense dans sa plus pure expression, à nous et aux artistes invités de l’incarner ».
L’expérience est conçue comme un voyage à travers les âges de l’Art Urbain. « En totale immersion sur 3.000 m² et cinq niveaux, le parcours est conçu comme un voyage qui retrace quatre décennies d’Art Urbain. Au 5ᵉ étage, la genèse avec Vandal Squat où nous avons recréé l’esprit et l’ambiance des squats des années 1980-1990 », indique le Maréchal Panda. On y (re)découvre « l’âme du graffiti tel que nous l’avons vécu, entre authenticité du geste et urgence d’expression », renchérit Snake, avec « du sol au plafond du tag sauvage, du collage non autorisé, du graff de rue…, afin que le visiteur ressente l’énergie qui nous habitait », poursuit Dize. Avec Street Art Maze, le 4ᵉ étage fait la part belle aux années 1990/2000, période où le Street Art « fusionne » avec d’autres courants artistiques. « Avec des rendus aussi différents, des rendus plus réalistes, du figuratif à l’abstraction, il intègre des références classiques, s’hybride avec la pop culture… et devient visible, voire marchand », note le Maréchal Panda. « Le dédale que nous avons imaginé reflète cette effervescence : c’est visuel, riche, bouillonnant », ajoute Dize.
Au 3ᵉ étage, Urban Playground présente la scène post-2010 dans une « explosion de formes, de couleurs, d’interaction », se réjouit Snake. Au programme ? Installations immersives, œuvres animées, pièces participatives… « Un terrain de jeu avec son, lumière et mouvement ! Nous invitons le public à toucher, ressentir, interagir. une fête sensorielle », s’enflamme Snake, pour vivre véritablement une expérience au-delà de la simple contemplation. « Les artistes témoignent ainsi qu’ils rivalisent avec les plus grands noms de l’art contemporain », insiste le Maréchal Panda. Enfin, l’Art Show du 2ᵉ étage offre une scénographie de galerie underground, avec des pièces originales présentées par de grandes galeries, notamment Wallworks – qui proposera des œuvres de Rime, Revok, Giz, Ghost, Sonic, Éric Haze, Trav, Doze Green, Crash ainsi qu’un show room de mobilier urbain –, Taxie Gallery, Brugier-Rigail et Artkind.

Une sélection convaincante
Aux commandes de la sélection artistique, Dize, figure emblématique et respectée du graffiti, dont la notoriété dépasse depuis des décennies les frontières de l’Hexagone. Fondateur des VMD et membre de crews internationalement reconnus (156, DKC, UV TPK, GT…), il fréquente depuis toujours au cœur des ateliers des artistes de la scène urbaine mondiale. « La programmation est l’âme du projet. Et Dize, par son humilité, sa sérénité et sa profonde connaissance des artistes – tant comme graffeur que designer – incarne une vision claire de ce que doit être l’événement », note le Maréchal Panda. Dans cette sélection internationale, « la sincérité, l’authenticité et la qualité sont les piliers de nos choix, au service d’un récit fidèle du mouvement », souligne Dize. Grâce à lui, la riche programmation se distingue par son équilibre, sa richesse et sa cohérence. Si les grands noms de la scène mondiale sont bien présents, il était tout aussi essentiel d’ancrer le projet localement. « Inviter les artistes franciliens allait de soi. Imaginer un musée immersif à Paris sans eux n’aurait eu aucun sens. Leur donner une place à La Défense est à la fois symbolique et écoresponsable. Cela nous permet de réduire notre empreinte carbone », insiste le Maréchal Panda.

Un OVNI culturel assumé
Dans cette partition millimétrée, chaque membre de l’équipe tient sa note, mais tous jouent la même symphonie. L’énergie circule, les idées fusent, s’enrichissent, se confrontent, pour bâtir collectivement un événement hors norme. Plus qu’une équipe, c’est une aventure humaine soudée par une passion commune. « Nous sommes entre amis. Il n’y a pas de hiérarchie, juste des passionnés qui se respectent, qui partagent les mêmes codes. Cette équipe reflète l’esprit du graffiti, cette culture qui m’a façonné et avec laquelle j’ai grandi. Notre rôle est d’honorer cet héritage, mais aussi de l’emmener plus loin avec un objectif clair : réussir ensemble », confie Snake. « Cette aventure humaine donne un caractère différent à cet événement, alors même que les contraintes sont extrêmement fortes », souligne le Maréchal Panda.
Effectivement, le Zoo Art Show Paris La Défense n’est pas un projet ordinaire. C’est une déclaration artistique, une carte blanche vibrante, un espace d’émotions et de mémoire, « qui brise les règles du corporatisme avec beaucoup d’amour, de sincérité, de fidélité, dans un esprit de partage, sans étiquette, afin que l’expérience soit la plus riche possible », témoigne le Maréchal Panda, comblé de relever un nouveau défi. « Mais cela ne nous fait pas peur ! Ce n’est pas la première fois que l’on se lance dans l’inconnu. Notre ambition est de proposer un voyage à travers quarante ans d’histoire, une visite intuitive, simple, accessible au plus grand nombre, tout en conservant une exigence forte dans le choix des artistes, des thématiques et des œuvres réalisées et présentées ». Un condensé d’énergie créative à travers un parcours vivant et évolutif, ponctué d’œuvres in situ, de live, de performances, de spectacles… Et le Maréchal Panda de conclure : « Un professionnel de l’art parisien expérimenté m’a dit que ce serait l’un des plus beaux événements d’Art Urbain les plus marquants jamais vus en France. Mais c’est au public de juger ! ». Rendez-vous dès le 31 mai !

À voir
Zoo Art Show Paris La Défense

Du 31 mai au 21 décembre 2025
4 place de La Défense
92060 Paris La Défense­
zooartshow.com
Instagram : @zoo_art_show

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