Cette année encore, l’événement Street Art de la rentrée fait la part belle aux Arts Urbains sur le Parvis de La Défense avec la présence de quinze artistes de la scène internationale européenne.
Par Gabrielle Gauthier

Depuis six ans déjà, Underground Effect nous régale d’un événement devenu incontournable dans le cadre  de l’Urban Week Paris La Défense : Underground Effect. Pour cette 6ème édition, Projet SAATO a réuni quinze artistes de la scène internationale européenne. Une véritable performance dans le contexte sanitaire que l’on connaît. « Dans ce contexte particulier post Covid, il n’a pas été possible cette année d’accueillir des artistes hors Europe. Une mesure sanitaire essentielle qui permet tout de même la présence de sept nationalités différentes, offrant un éventail créatif large comme il est de coutume durant Underground Effect », indique Mouarf, Directeur Artistique de Projet
SAATO, co-organisateur d’Underground Effect.

Un généreux programme

Sur le Parvis de La Défense, au cœur du plus grand quartier d’affaires d’Europe, l’événement sera riche en émotions et en découvertes grâce à un généreux programme : trois jours de performance live, cinq jours d’exposition, trois DJ set, un ghetto blaster de 6 mètres de long, une expo/vente d’affiches issues des œuvres d’art créées par l’ensemble des artistes des 6 éditions sans oublier une incroyable soirée vernissage. « Après le succès de l’atelier de Custom d’Underground Effect #5, nous proposerons cette année davantage d’objets à customiser, tels que des panneaux de signalisation, des objets en métal, des sprays… Un graffiti artiste sera également présent pour personnaliser les trouvailles des visiteurs. Enfin, 18 Septembre soirée vernissage et DJ sets de Mayah Level ».

Gratuit et ouvert à tous

Cette édition, dont la « recherche s’articule toujours sur l’éclectisme, la couleur, l’identité artistique », permettra ainsi aux artistes d’œuvrer en live durant trois jours pour livrer des œuvres originales. « Les artistes de cette 6ème édition peignent dans la rue, en atelier, sont issus d’École d’Art ou non… des parcours de vie différents qui se rejoignent sur le Parvis de La Défense ». On a hâte de découvrir le bestiaire de Scaf qui semble prendre vie, l’imaginaire foisonnant d’Abys, le langage en permanente évolution de Bond TruLuv, le réalisme « surréaliste » de Smak3, le glitch de Gera, les « hésitations » de Kogaone, les chocs visuels de Graffmatt, la « Fenêtre Cassée Futuriste » de Raptuz, la fantasmagorie teintée de réalisme de Kraser… sans oublier les portraits de femmes de Raf Urban, porteurs d’un message de diversité et de tolérance. « Les Artistes interviennent sur des panneaux de polymère assemblés pour une surface totale de 18 m2. Le centre est conservé et exposé dans les parkings de La Défense. C’est une contrainte dont les artistes doivent tenir dans leur cadrage afin, qu’une fois décrochée, l’oeuvre fonctionne toujours par son centre ». Un événement gratuit et ouvert à tous à ne manquer sous aucun prétexte.

 

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